Processus démocratique: Les femmes se mettent à l’œuvre

Un atelier pluri-régional regroupant des femmes journalistes, s’est tenu à Douala les 27 et 28 juin 2017.

Il s’est agi de les impliquer dans le processus électoral et la paix, notamment leur participation dans les instances de prise des décisions. La Women’s international league for peace &fredom (Wilpf Cameroon) en partenariat avec le Ministère de la protection de la femme et la famille (Minproff), se sont appuyés sur le contexte actuel, marqué par le désintérêt d’un grand nombre des femmes à la gestion des affaires publiques au Cameroun, pour réunir plus d’une dizaines des femmes de médias, afin de parle de la participation des femmes au processus électoral au Cameroun, notamment dans la perspective de s’impliquer dans l’apaisement des conflits souvent observés.

Pour Sylvie Ndongmo, «si cette formation se situe dans le mécanisme de recherche de solutions aux crises et conflits que traverse le pays en ces temps, il y a une donnée importante, c’est celle de prévention des conflits, notamment en prévision des élections qui auront lieu au Cameroun. Alors, il est important de prévenir, en mettant sur pied, un mécanisme d’alerte précoce, qu’on appelle la cellule d’alerte des femmes. Il faut discuter sur la Women situation room qui est un mécanisme mis sur pied, afin d’impliquer les femmes dans le processus de paix, avant, pendant et après les élections.», a dit la présidente Wilpf Cameroon qui précise l’idée que cache l’atelier : «L’idée ici, c’est de vivre les élections, les moins tendues. Et les femmes journalistes sont des actrices qui détiennent le pouvoir des médias et aucune œuvre ne peut prospérer si on ne s’appuie pas sur les médias. Les femmes des médias sont un maillon essentiel sans lequel on ne pourrait réussir cette mission.», a-t-elle déclaré 

Quelques grands modules ont meublé les échanges. On peut citer entre autre le rôle fondamental et la contribution des médias à un processus électoral sans violence, les enjeux de la participation des femmes aux processus de paix notamment aux initiatives d’alerte précoce. Il est du moins questions d’avoir «La paix entre nos mains», explique Nathalie Foko, membre de Wilpf qui voit en cette phrase un «processus  progressif qui consiste à travailler en temps réel avec les communautés, en militant, en arbitrant et en intervenant en cas de situation électorale violente ou tendue..».

La formation, avons-nous appris, va déboucher sur la mise sur pied de «La cellule d’Alerte des Femmes» avec concrètement «la mise en place d'une salle de situation physique de gestion des crises survenues sur le terrain avant, pendant et après les élections au Cameroun», nous explique-t-on. Le seul objectif poursuivi, «la consolidation de la paix qui passe par la tenue d’élections pacifiques grâce à la femme qui joue un rôle prépondérant», explique Sylvie Ndongmo qui a rappelé que cette démarche a été reproduite avec succès au Sénégal en février 2012, en Sierra Leone en novembre 2012, au Kenya en mars 2013, et au Nigéria en mars 2015 et que cela va être expérimenté au Cameroun en 2018.

Alphonse Jènè.

 

 

 

 

Réactions

 

Fortune Makota, délégué régional, Minproff Littoral

« Il faut assez sensibiliser les femmes… »

Le désintérêt des femmes dans la vie politique. Pour s’y lancer il faut avoir une certaine culture, certaines connaissances et c’est un domaine qui n’est pas très connu par les femmes. De manière courante, lorsque les femmes interviennent en politique, c’est beaucoup plus pour applaudir, pour remplir les listes ou bien pour courir derrière les autres. Mais je pense qu’avec la forte sensibilisation qui est faite avec l’appui du ministère. Le document de formation politique des femmes qui a été élaboré, il y a un certain engouement avec l’appui des partenaires au développement, des Osc comme Wilpf , il y a un engouement qui se dénote sur le terrain. Mais il y a encore beaucoup à faire. Il faut assez sensibiliser les femmes parce que, c’est un monde qui fait un peu peur. Vous savez qu’on a toujours peur de l’inconnu. Et une fois que l’on sait à quoi s’attendre dans ce monde, je pense qu’on aura de plus en plus des femmes qui vont s’y lancer.

 

Comprendre le contraste

 

Nous sommes dans un univers patriarcal. Ce n’est pas toujours facile da laisser la place qui a été longtemps occupée et dominée par les hommes. Et ce ne serait pas de manière aussi délibérée qu’on laisserait la place aux femmes. Mais je pense qu’avec la volonté politique, cette instauration déjà du quota dans les listes électorales qui a été instauré au niveau du code, est déjà une avancée. Les femmes sont les plus nombreuses dans les grandes parades, mais regardez où est-ce qu’elles se trouvent dans les listes électorales. Elles sont au bas de la page. Au bas des listes. Et dans cette position, on n’a pas toujours la chance de se retrouve à un niveau électif. C’est pour cela qu’il est important et j’insiste là-dessus, de former les femmes.

 

Un message fort pour 2018

 

Ce sera en premier un message de paix. La femme est d’abord la première actrice du renforcement, de préservation de paix dans notre pays. Il faudrait qu’elle participe activement à préserver cette paix. Et que les femmes s’inscrivent aussi massivement sur les listes électorales. Si elles ne font pas ce premier pas, le résultat qui va suivre est connu.

Par A.J

 

 

 

 

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