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Sérail (1) : Patrimoine foncier : la résidence du sous-préfet de Douala 1er vendue

Il y a quelques semaines, le chef de terre a été certainement surpris de savoir qu’il va quitter la résidence officielle qu’il occupe non loin du «Camp tennis», dans le quartier administratif de

Bonanjo (Douala), comme d’ailleurs ses prédécesseurs depuis des années, pour aller élire domicile ailleurs. Ce qu’il a déjà fait. Très vite, les signes d’un chantier imminent sont déjà visibles sur le site. Ce déménagement inattendu n’a point attiré l’attention de grand monde. Mais les dessous de la transaction qui a abouti à la vente de cette résidence dont les acquéreurs sont manifestement plus intéressés par l’emplacement et la superficie, plus de 1000 m2, sont riches en informations. Les agents immobilier ici font savoir que le m2 de terre ci peut coûter jusqu’à 400 000 Fcfa, par endroit. Mais ce montant ne sera jamais porté sur aucun document. L’Etat a sa mercuriale, très dérisoire par rapport au prix réellement pratiqué. C’est la fissure dans laquelle tout les «clients» s’engouffrent dans des opérations très mafieuses, et très filiformes. Selon les informations de La Nouvelle Expression, c’est un parlementaire camerounais, un des plus anciens ou plus âgés, qui aurait demandé à acquérir cette résidence (ou parcelle). Un pactole dont personne ne donnera officiellement le montant, semble avoir été mis sur la table. Le dossier est passé par le ministère du cadastre, des domaines et des affaires foncières, comme lettre à la poste, pour atterrir dans quelque bureau de la présidence de la République. Difficile de savoir qui a piloté le dossier à ce niveau de la sphère de l’Etat. Toujours est-il qu’il est ressorti pour revenir à Douala, pour être notifié aux autorités administratives de la région. Lesquelles ont saisi leur hiérarchie. A tous les niveaux, les choses se seraient bien arrangées. Et out le monde est finalement d’accord que ce patrimoine de l’Etat soit bradé. Parce que la part qui rentre finalement dans la caisse de l’Etat n’est qu’une partie congrue du pactole mis en jeu. Finalement, votre journal a appris que le terrain serait rétrocédé à un grand homme d’affaires qui projette de construire sur ce site un impressionnant hôtel d’une chaine internationale d’origine américaine. «C’était le destinataire final de cette parcelle», révèle une source confidentielle.

Si un immeuble d’une dizaine de niveaux d’un investisseur étranger est érigé à cet endroit stratégique du quartier administratif de la capitale économique du Cameroun, il va surplomber tout à côté la résidence du général commandant de la région militaire, la deuxième région de gendarmerie, les services de la sécurité militaire, la délégation régionale de la sûreté nationale du Littoral, les services d’Emi-Immigration… «Si vous voulez enquêter sur la gestion du patrimoine immobilier de l’Etat particulièrement dans le quartier administratif de Bonanjo, vous êtes sûr d’ouvrir une grande boite de pandore, parce que les scandales liés à la gestion du patrimoine immobilier de l’Etat ici est scandaleux», révèle un fonctionnaire qui a longtemps résidé dans le quartier.

 

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