Travaux publics: Quand les travaux Razel détériorent les routes à Yaoundé

Depuis près de 6 mois, la société Camwater a entrepris des travaux de réfection des canalisations de la ville de Yaoundé. Malheureusement ceux-ci entrainent de graves dégâts sur le réseau routier de la ville.

La chaussée du rond-point Fouda n’est plus aussi resplendissante qu’à l’accoutumée. Sur celle-ci l’on peut aisément observer qu’un pan entier du bitume a été retiré. Au lieu-dit Place saint-Josué, en face du stade Omnisports Ahmadou Ahidjo, des pavés trainent sur le trottoir et les trous fraichement creusés par les engins de la société Razel sont encerclés d’un Ruban rouge et blanc, quand d’autres servent désormais de dépotoir d’ordures. Au quartier  Mvog-Ada et Elig-Essono on assiste également à l’éventrement et au rétrécissement de l’espace réservé à la circulation des automobiles. Ces différents phénomènes sont la conséquence des travaux de réfection des canalisations d’eau de la ville de Yaoundé, lancés il y’a plus 6 mois. Selon les déclarations d’Hubert Augustin Abega parues dans le quotidien Cameroon tribune du 10 janvier 2017, il s’agit «dans un premier temps, du renouvellement des anciennes canalisations en fonte grise par des tuyaux en matière plastique…». Dans le même journal, il ajoute que «les travaux de fouille qui sont actuellement effectués dans le noyau de la ville de Yaoundé visent ainsi à poser 80 km de tuyaux pour approvisionner les ménages en eau potable»

Mais, au-delà du bien-fondé incontestable de ces différents travaux, un problème apparait néanmoins. Celui de la qualité approximative des travaux de réhabilitation de la chaussée,  après les

travaux de fouille. Sur le terrain, on peut constater qu’à certains endroits de la ville de Yaoundé (rond-point quartier Fouda), le bitume qui a été retiré pour permettre aux engins de creuser, n’a pas du tout été remplacé. Lorsque l’entreprise consent à colmater les brèches occasionnées par ces travaux, c’est le service minimum qui est assuré. Conséquence, au bout de quelques mois les matériaux utilisés pour combler les trous commencent à s’effriter. Chez Razel on se veut pourtant rassurant. Un ingénieur de la société nous apprend d’ailleurs que « les travaux de réhabilitation de la chaussée après les travaux de fouille, qui sont en train d’être effectués sont temporaires.».

Il faudra donc attendre, mais attendre jusqu'à quand ? Surtout que l’on sait que certaines artères de la ville de Yaoundé attendent depuis près de deux mois la réhabilitation de leurs axes routiers.

Paul Claude Tjeg (stagiaire)

 

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