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Musique: L’artiste Armand Laklass rend hommage aux Bamiléké

Après «l’homme c’est les reins» et «Mbomtolo», le musicien vient de commettre un maxi single intitulé «Le petit Bamiléké».

Armand Laklass va présenter «Le petit Bamiléké» vendredi le 7 juillet 2017 à Douala. En show case exceptionnel, il compte éblouir le public de la métropole économique. Via son nouvel opus, ce dernier dit vouloir confirmer que «la vraie magie c’est le travail». Il corrobore avec ce dicton qui veut que: «la vie appartient à ceux qui se lèvent tôt», selon l’artiste musicien pour qui son tube témoigne une fois de plus «de sa sensibilité et de sa créativité ». Né de parents religieux, Armand Laklass passe la plupart de son temps dans les chorales. Il se découvre alors une vocation, et son talent prend peu à peu forme à mesure qu’il enchaîne les concerts scolaires. Il fera alors le tour de quelques cabarets entre 1999 et 2008, avant de sortir son premier single en 2001, «L’homme c’est les reins», qui le sortira véritablement de l’ombre. Son premier album «Le temps de Dieu» toujours produit par son label La sorcellerie de la nuit, a aussi marqué les esprits, et l’artiste ne cesse de multiplier les spectacles.

C’est dire que la musique urbaine camerounaise est en pleine effervescence. Jamais les musiques urbaines camerounaises n’ont autant eu le vent en poupe. Les récentes success stories d’Armand Laklass, Jovi, Stanley Enow, Maahlox Le Vibeur, Locko, Tenor, Magasco et bien avant eux X-Maleya ont en effet grandement contribué à projeter au-delà du triangle national, une musique urbaine qui, si elle était reconnue dans quelques contrées voisines, n’avait jamais eu un véritable écho au-delà de la Méditerranée. Cette fulgurance est très perceptible sur le plan local avec la prolifération de médias dédiés (websites, webradios, blogs, podcasts radios, etc.), la multiplication de labels indépendants ou encore la diversité de producteurs et réalisateurs de talents, mais pas encore de renom.  Le foisonnement de tous ces ingrédients est révélateur d’un univers musical en pleine expansion. Cette apparence ne saurait cependant masquer l’écart qui réside entre l’univers des musiques urbaines camerounaises et ce qui se fait chez les voisins Nigéria et Afrique du Sud, qui ont une longueur d’avance indubitable.

Par ailleurs, l’avènement d’internet a sonné le glas du disque. La «crise du disque» a en effet entrainé de profondes mutations dans l’industrie musicale. Internet bousculant les habitudes, les simples consommateurs de CD sont devenus par le biais de leurs ordinateurs et surtout leurs téléphones, de véritables acteurs du marché. Cette prise de pouvoir d’Internet a hissé les internautes en tant que premier baromètre de mise sur le marché de produits musicaux. Finies les séances d’écoute de projets par les spécialistes (Directeurs Artistiques, journalistes spécialisés et autres artistes.), de nos jours, les avis récoltés via les vues sur YouTube et les «like» et commentaires sur Facebook, Twitter ou SoundCloud dictent et orientent les plans marketing des artistes comme Armand Laklass très aimé du public et de surcroît avec son nouveau look.

Linda Mbiapa

 

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