Planning Familial: Mama Fouda veut réduire les naissances

Face à la presse en fin de semaine dernière, le ministre de la Santé Publique, André Mama Fouda, a interpellé les Camerounais sur la nécessité d'avoir recours aux méthodes contraceptives pour mieux contrôler les naissances.

  La dernière sortie de Mama Fouda, ministre de la Santé Publique  continue de couler beaucoup d’encre. Selon certaines indiscrétions, le sujet choisi par le ministre  de la Santé Publique, n’est qu’un épiphénomène et le secteur de la santé connaît bien d’autres urgences. Cette sortie selon le ministre est sous-tendue par le constat selon lequel, très peu de femmes au Cameroun en âge de procréer recours aux méthodes contraceptives. Aussi, remarque-t-il, que les jeunes filles Camerounaises sont précocement actives sexuellement.  Une situation qui selon lui,  laisse libre cours aux grossesses indésirées et précoces chez certaines.  Estimant que la situation est grave et préoccupe au premier rang le gouvernement, le ministre a par ailleurs prescrit la nécessité d’utiliser les méthodes contraceptives que sont entre autres, la pilule, les implants, la manipulation des préservatifs, injections. Au passage, on a annoncé la réduction des coûts desdites méthodes, entre autres, 50 Fcfa pour 10 préservatifs, 125Fcfa pour la pilule du lendemain. De même, les injectables sont commercialisés à 255Fcfa, le dispositif intra utérin à 1000Fcfa et l’implant contraceptif à 2140 Fcfa.

Si le contrôle des naissances n’est pas une mauvaise chose en soi, les autres raisons évoquées par le ministre intriguent. À savoir, les grossesses qu’il trouve nombreuses, car selon lui « une maîtrise du nombre de grossesses voulu selon le projet  de la famille, l’épanouissement et le bien-être assurent le développement des géniteurs, de même que des enfants ».  Une  démarche qui rappelle, il y a quelques jours les propos à polémique du président Français, Emmanuel Macron sur la démographie comme frein au développement des pays africains. A se demander quelles ont été les réelles motivations de la sortie du ministre de la santé sur la question du planning familial au Cameroun. Un peu plus loin, on apprend que le Cameroun, dans sa politique globale face au problème de la planification familiale, a pris dix engagements depuis 2014, visant ainsi l’accroissement de sa prévalence contraceptive de 16.1% à 30% et la réduction des besoins non satisfaisants de 17% à 10% d’ici 2020.  Aussi, le Cameroun adhère depuis 2014 à l’initiative Fp 2020 de l’Unfpa, dont le but est de voir environ 120 millions de femmes aient accès à la planification familiale volontaire. Des informations qui amènent à se poser la question de savoir si le Cameroun est en surpopulation ?

Une question à laquelle, certains répondent par la négative. Et s’il faut reconnaître qu’il est important de contrôler les naissances, le fiscaliste Pierre Alaka Alaka, interrogé sur une radio locale basée à Douala, a indiqué que la population Camerounaise ne saurait être un frein à son développement.  L’exemple de la chine brandit ici comme un bel exemple de développement basé sur le boom démographique. Il faut rappeler que le pays compte près de 20 millions d’habitants, selon les derniers sondages de l’institut national de statistique du Cameroun, avec une superficie de 475 650 km2, soit une densité de 48.88 habitants au km2. Pourtant son voisin le Nigeria et  dont la puissance économique s’impose de plus en plus sur le continent, compte 193 073 909 habitants, sur une superficie de 923 650 km.

 Lucienne Wouassi

 

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