Stade de Japoma: Respect approximatif des règles de sécurité redouté

La mort d’un ouvrier de nationalité turque sur le chantier samedi dernier à l’ origine de cette situation qui inquiète les ouvriers.

Le chantier de construction du stade omnisports de Japoma dont les travaux connaissent un  sérieux retard est à nouveau devant les projecteurs. Après la grève des ouvriers camerounais sur ce chantier, la semaine dernière et motivée par le non-paiement des salaires de ces derniers, le chantier fait à nouveau parler de lui.

Dans l’après midi du samedi 15 juillet 2017, un ouvrier a trouvé la mort sur le chantier. Selon des informations rapportées par certains témoins de la scène, l’ouvrier qui conduisait la bétonneuse a été coincé par un de ces engins pendant qu’il vaquait à ses occupations. Conduit urgemment à l’hôpital gynéco obstétrique de Douala, celui-ci a rendu l’âme
Pour l’instant, aucune information ne filtre sur les causes réelles du décès de cet ouvrier étranger. Toutes les tentatives faites par le reporter de La Nouvelle Expression pour savoir exactement ce qui s’est passé sur le site et surtout l’identité de l’ouvrier turque mort sont restées infructueuses.

Selon des informations, le non respect des règles de qualité sécurité   serait à l’origine de ce décès qui vient alourdir l’ambiance de travail dans ce chantier. Surtout que la pression du retard est déjà assez grande puisqu’il faut livrer le chantier avant le début de la Coupe d’Afrique des nations édition 2019. «Nous ne sommes pas contents de ce qui s’est passé. Mais je peux vous dire que c’est une chance que cela se produise plutôt maintenant. Au vu des conditions dans lesquelles nous travaillons ici, plusieurs ouvriers seraient déjà morts des suites d’accident de travail. C’est Dieu qui nous protège ici», affirme un ouvrier en service dans ce chantier.  «Les ouvriers se blessent constamment sur le chantier, plusieurs autres ont déjà été licenciés pour ces même motifs là. Quand tu te blesses ici, on te licencie après les soins. Depuis le début des travaux, plusieurs dizaines d’ouvriers camerounais ont déjà été licenciés par l’entreprise turque», affirme un autre ouvrier.

Selon un spécialiste des questions de sécurité environnement, «s’il y a accident sur le chantier, un accident mortel, cela signifie que les exigences en matières de sécurité et environnement ne sont pas respectées. Pourtant, cela est consigné dans le contrat. L’entreprise turque organise tout pour que le volet technique avance, mais sur le plan de la sécurité, rien n’est fait», précise- ce dernier.

 Bien avant ce décès de cet ouvrier, un autre de nationalité turque grièvement blessé après une chute  avait été évacué à l’étranger pour des soins  appropriés.

 

Hervé Villard Njiélé

 

Rate this item
(0 votes)

Leave a comment

Make sure you enter all the required information, indicated by an asterisk (*). HTML code is not allowed.

Restez Connecté

Les Reactions

La Griffe d'abou

  • La griffe d'abou du 20/06/2017
    La griffe d'abou du 20/06/2017
  • La griffe d'abou du 19/06/2017
    La griffe d'abou du 19/06/2017
  • La griffe d'abou du 18/06/2017
    La griffe d'abou du 18/06/2017
Go to top