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Etoudi : Le chef de l’Etat à Genève

«Où est passé Paul Biya?». C’est la question qu’un confrère a posée hier, comme du reste tous les camerounais qui ont déjà l’habitude de s’interroger, chaque fois que le président de la République du Cameroun, Paul Biya, quitte Yaoundé pour un voyage officiel hors du pays.

C’est que depuis son intervention très médiatisée sur le thème «Priorité à l’être humain, paix et vie décente pour tous sur un planète préservée», à la tribune de la 72e assemblée générale des Nations unies le 22 septembre dernier, le locataire d’Etoudi n’a toujours pas rejoint son pays, à l’instar de ses homologues qui ont pris part à la même grand-messe. Les seuls échos qu’on a du président camerounais est son premier tête à tête avec Antonio Guterres au 27e étage du palais de verres de Manhattan (siège des Nations unies), en marge se son intervention à l’Assemblée générale. Même les médias à capitaux publics embarqués dans l’expédition américaine se sont largement étendus sur les activités du président, à l‘Assemblée générale. Et le chez le secrétaire général de l’organisation. Mais La Nouvelle Expression a appris des sources introduites que Paul et Chantal Biya ont quitté la métropole américaine dans le week-end pour Genève, pour un autre «court séjour privé cette fois, comme souvent. Déjà la semaine dernière, votre journal avait parlé du «voyage présidentiel tortueux». En relevant que selon le communiqué officiel signé le 14 septembre 2017 du ministre directeur du cabinet civil de la présidence de la République, Martin Belinga Eboutou, «à l’invitation de son excellence Monsieur Antonio Guterres, secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Son Excellence Monsieur Paul Biya, président de la République du Cameroun, a quitté Yaoundé ce jeudi, 14 septembre 2017 en fin de matinée, avec son épouse, Madame Chantal Biya, pour prendre part à la 72e session ordinaire de l’assemblée générale de l’Onu prévue à New-York, aux Etats unis d’Amérique». Dans l’édition de Cameroon Tribune, le quotidien à capitaux publics du 18 septembre 2017, sous la plume de son envoyé spécial à New-York, Badjang ba Ken, on apprend que : «arrivé hier après midi (17 septembre 2017, ndlr) aux Etats unis en compagnie de son épouse, le chef de l’Etat a été chaleureusement accueilli par ses compatriotes vivant au pays de l’oncle Sam». Comme quoi, il y a toujours une zone d’ombre où l’avion du chef de l’Etat disparait, avant de réapparaitre des jours plus tard. Peut-être va-t-il réapparaitre cette fois-ci au moins pour venir gérer la crise anglophone qu’il s’est gardé d’évoquer lors de son intervention très attendue aux Nations unies?

 

Sérail : (1) questions autour des cameras de surveillance

Il y a plusieurs mois déjà, la délégation générale à la sûreté nationale (Dgsn) avait annoncé l’installation à travers tout le territoire national, particulièrement dans les grandes agglomérations, des cameras de surveillance à des endroits névralgiques de nos cités. Une très bonne initiative dans un contexte où des dispositions sécuritaires renforcées s’imposent aujourd’hui plus que jamais. Surtout avec la montée en puissance des attentats kamikazes dans la région de l’Extrême-nord, avec les voyous de Boko Haram, doublé de l’envahissement des réfugiés nigérians dans cette région et des centrafricains à l’Est et dans l’Adamaoua. Surtout depuis quelques jours avec des attentats à la bombe dans les villes de Bamenda et Douala. Seulement, des informations introduites ne rassurent pas quant à l’effectivité de ce précieux dispositif de sécurité qui aurait déjà permis aux forces de sécurité de se mettre sur les traces des malfaiteurs qui ont posé des engins explosifs à des endroits qui auraient dû être couverts par ces «yeux» de la technologie. «Il est pourtant évident qu’à la simple idée que des cameras de surveillance fonctionnelles sont placées dans une ville, est déjà un sérieux argument de dissuasion des placeurs de bombe», explique une source policière. Comme ces deux bombes qui ont été placées par des hommes à visage découvert que les gardiens de nuit ont pu voir, sans comprendre le sens de leurs manœuvres à cette heure avancée de la nuit. Tout comme celle qui a explosé sur le mur bien à découvert de la Société camerounaise de dépôts pétroliers( Scdp) à Douala la semaine dernière. Il est donc urgent que le délégué général à la sûreté nationale, Martin Mbarga Nguélé qui avait affiché ces bonnes intentions, se rassure de l’effectivité de ce dispositif qui s’impose plus que jamais désormais.

 

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