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Crise anglophone : 10.000 réfugiés camerounais au Nigéria

C’est le chiffre donné par le porte-parole du HCR William Spindler, au cours d’une conférence de presse au Palais des Nations à Genève .

Les femmes et les enfants représentent 80% des 10.000  Camerounais qui fuient la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Ces derniers ont été enregistrés dans l’Etat de Cross-River au Nigéria selon un communiqué du Haut-Commissariat des Nation unies pour les réfugiés au Cameroun.  Selon le communiqué rendu public par cet organe, les réfugiés Camerounais sont également accueillis dans les États de Benue, Taraba et Akwa Ibom.

Préoccupations

Cette sortie du Hcr tient à la situation préoccupante dans laquelle se trouvent les réfugiés Camerounais. Notamment les femmes et les enfants. « Des enfants - garçons et filles - ont fui seuls vers le Nigéria. Dans l’État de Cross River, le HCR et ses partenaires ont enregistré des dizaines d’enfants non accompagnés et séparés de leur famille. Ils sont particulièrement affectés par les effets du déplacement : les difficultés d’accès à la nourriture et le manque de moyens de subsistance » indique le porte-parole du Hcr William Spindler. Selon ce dernier, la situation est similaire dans les régions anglophones. « De l’autre côté de la frontière, il a été signalé au personnel du HCR que des enfants doivent travailler ou mendier, pour survivre ou pour aider leurs familles. Cela affecte leur scolarisation, car ils manquent à la fois de temps et d’argent. Bien que l’école au Nigéria soit gratuite, il faut toutefois ajouter des dépenses liées, par exemple, au matériel scolaire. »

Les femmes ont également leur lot de malheurs. L’organisme onusien dénombre déjà de nombreuses violences faites aux femmes.  « Pour les femmes, le manque de travail associé à des structures d’accueil surchargées augmente le risque de violence sexuelle et sexiste, et particulièrement le recours à la prostitution de survie. Seul un nombre limité de ces cas a toutefois été enregistré, principalement dans la communauté d’Amana de l’État de Cross River. Cependant, le HCR s’inquiète du fait que de nombreux autres cas sont passés sous silence ou ne sont signalés qu’aux responsables communautaires. Des cas de violence domestique, ainsi que de grossesses précoces concernant des jeunes filles de 14 ans à peine, ont également été signalés dans l’État de Cross River. »

Prise en charge

Le Nigeria et le HCR ont pour l’instant pris des dispositions ponctuelles pour la prise en charge de ces réfugiés. « deux bâtiments scolaires ont été alloués par les autorités à l’hébergement temporaire des réfugiés - des femmes et leurs familles sont obligées de dormir à l’intérieur des salles d’école communales, sans espace privé et ni aucun droit à la dignité familiale. » Des tentes temporaires ont également été établies à la « hâte » aux abords d’habitations des communautés locales. Selon le communiqué, le gouvernement nigérian et l’organisme onusien prévoient l’installation de sites plus éloignés de la frontière entre le Cameroun et le pays de Muhammadou Buhari.  

La prochaine étape se veut  pour le Hcr, la mise en place : « des bureaux permanents à Calabar et Adikpo, afin de mieux aider et protéger les femmes et les enfants. Notre assistance comprend des vivres, des articles de première nécessité, des soins de santé, de l’eau potable et des installations sanitaires ».

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