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Opposition : Fru Ndi comme Ndam Njoya, Bello Bouba et Cie

Le chairman est le candidat de la région du Nord-ouest aux élections pour la présidence du Social democratic front (Sdf).

Les observateurs qui prédisaient une abstention de John Fru Ndi aux élections à la tête du parti de la Balance sont en retard d’une naïveté. Le Chairman est le candidat de la région du Nord-Ouest aux élections qui se tiendront durant les travaux du parti du 22 au 24 février 2018. Cette décision est officielle depuis samedi dernier, date de la tenue de la conférence régionale du Sdf dans la région du Nord-ouest. Alors que la candidature de John Fru Ndi à la présidence du parti est désormais un fait, certains cadres du parti déclarent que cela n’induit pas forcément une candidature à la présidentielle de 2018. Une disposition recommandée par l’Internationale Socialiste (association de partis politiques et d’organisations ayant pour ambition d’établir un socialisme démocratique) à laquelle appartient le Sdf.

Les textes du partis prévoient en outre que les candidatures à la présidence du parti soient déposées au Secrétariat Général au moins un mois avant l’élection. La date butoir étant fixée à ce lundi 22 janvier 2018. Toutefois, au Secrétariat Général toutes les candidatures n’étaient pas encore déposées, alors qu’il était 18 heures. Le deadline courant jusqu’à minuit a-t-on indiqué.

 

Gérontocrates

 

John Fru Ndi se représente dès lors pour un mandat à la tête d’un parti qu’il dirige depuis 27 ans. Accusé d’autoritarisme par certains militants et surtout par les transfuges du parti de la Balance, John Fru Ndi semble être sur les pas de Paul Biya. En effet, alors qu’il martèle depuis plus d’un quart de siècle son slogan «Paul Biya must go», le Chairman ne prêche pas par l’exemple. Sa candidature à l’élection de février prochain à Bamenda est là pour le prouver. Une candidature qui ne fait pas tâche au sein des partis de l’opposition.

En effet, John Fru Ndi est depuis plus d’une année devancé par d’autres leaders qui ne souhaitent manifestement pas céder leur place. En février dernier par exemple, le ministre du Tourisme et des Loisirs (Mintourl) Bello Bouba Maïgari et président depuis 25 ans de l’Union nationale  pour la démocratie et le progrès (Undp) a été reconduit sans surprise à la tête de son parti. Petite anecdote, à la veille de ce rendez-vous, le Secrétaire national à la communication de cette formation politique, Mohammadou Talba avait assuré que l’Undp prenait exemple sur Paul Biya. «Le Président Biya est à la fois chef de l’Etat et chef du plus grand parti. Plus âgé donc plus occupé. Par conséquent  s’il pense qu’il est indispensable et qu’il continue, pourquoi voulez-vous que les plus jeunes que lui ne se croient pas aussi indispensable.» 

En mai 2016, c’est un autre leader de l’opposition qui conservait sa place. Le Président national de l’Union démocratique du Cameroun, Adamou Ndam Njoya. Sans challenger, le maire de Foumban avait été réélu par acclamation. Justifiant même sa réélection par le désir des militants. «Chez nous ce sont les militants qui décident. Ce n’est pas une personne qui le fait » avait-il assuré. 26 ans donc que cela dure au sein de la formation politique.

 

Candidats déclarés

 

Un trait que ce parti a en partage avec l’Alliance pour la démocratie et le développement (Add) de l’ancien ministre Garga Haman Adji. Ce dernier reste en place depuis 1991 s’est même déjà déclaré candidat à la présidentielle de cette année. Et ce depuis 2016.  En effet, le 29 septembre 2016, le ministre ayant démissionné du gouvernement en 1992 avait assuré au cours d’une conférence de presse : « Si je suis vivant, je suis candidat ».

Un autre « ancien » est le coordonateur du Mouvement Progressiste  (Mp), Jean Jacques Ekindi. Ce dernier à la tête du MP depuis 1991, a d’ailleurs fait une déclaration vendredi dernier qui est sujette à analyse. Au cours de la présentation des vœux à son endroit par les militants du parti le 18 janvier dernier, le « Chasseur de lion » a assuré : « Je serai un acteur en étant candidat, en étant un soutien, en organisant des rencontres, de toute manière, tous ceux qui sont concernés par le Cameroun ne peuvent pas voir une année comme celle-ci se dérouler sans agir ». Une déclaration lourde de sens.  

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