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Gmi-Littoral : Le commandant entame son dernier voyage

La levée de corps du commandant du groupement mobil d’intervention n°2 (Gmi2) s’est déroulée ce mercredi 24janvier 2018, suivi des honneurs militaires.

 

La morgue de l’hôpital de la garnison militaire de Douala n’a pas pu contenir toute la foule venue assister à la levée de corps de Gérard Aldjim, le commandant du Gmi n°2 décédé le 6 janvier 2017 des suites de courte maladie.

Programmée hier mercredi 24 janvier 2018 à partir de 12h, les membres de la famille du défunt, les collègues, les amis, les proches et connaissances du commissaire de police principal ont investi les lieux de manière massive. Ce qui a rendu difficile l’accès à la morgue. Pour y parvenir, il fallait faufiler parmi la foule pour se frayer un passage. Une tâche qui n’était pas du tout facile. Même la présence des forces de l’ordre qui régulait l’accès en ce lieu funeste, n’a pas dissuadé l’importante foule. Car chacun tenait à rendre à ce policier pas comme les autres, un hommage mérité.  

Dès que le cercueil portant la dépouille du désormais feu commandant du Gmin°2  est sorti de la morgue, c’était une liesse populaire. Son épouse, ses  enfants  tous vêtus de blanc étaient en larme. Ses collègues et amis dissimulés dans la foule sanglotaient eux aussi. Car, ce qui paraissait une farce était désormais une vérité indéniable. Le commissaire de Police Principal Gérard Aldjim avait définitivement quitté la terre des vivants. Bref, la douleur était encore vive. 

Après l’oraison funèbre à la morgue, la dépouille du commandant du Gmi n°2 a été transportée devant le tribunal de grande instance où un hommage militaire mérité lui a été rendu.

Pendant cette cérémonie protocolaire qui rassemblait tous ses camarades d’arme, le gouverneur de la région du Littoral, le préfet du Wouri, le général Salli Mohamadou, le délégué régional à la sûreté nationale. Bref, tous les responsables administratifs et des forces de défense étaient présents. A leur manière, ils ont rendu hommage à ce vaillant soldat.

 Ces derniers ont profité de l’occasion pour adresser leurs condoléances à l’épouse du défunt et aux membres sa famille. «Je suis entré à l’école de nationale supérieure de police avec lui le 2 novembre 1998. Sur le plan professionnel, c’était un chef exemplaire», se souvient avec regret le commissaire Tozzy Bengue Claude Francis, 1er adjoint au commissariat 19ème arrondissement. «C’était un policier pas comme les autres. Le Gmi et le corps de la sureté nationale viennent de perdre un élément important», reconnait Raymond Essogo, le délégué régional à la sûreté nationale pour le Littoral.

Après cet hommage militaire, le corps du commandant du Gmi n°2 a pris la direction de son domicile, où une veillée est organisée. Après cela le corps de ce dernier prendra la route de Yagoua où, il sera inhumé.

 

Biographie

 

Né en 1969 à Yagoua, le commissaire de police Principal Aldjim Gérard était commandant du Groupement mobile d’intervention numéro 2 depuis 2014. Il provenait de la région de l’ouest et de la ville de Bafoussam où il a tour à tour servi au commissariat du 4eme arrondissement et au commissariat central de la même ville comme commissaire par intérim.

Admis à l’école de police le 2 novembre 1998 sur concours direct dans le contingent Espoir, le commissaire de police principal Gérard Aldjim sort parmi les majors de sa promotion commissaire de police. Affecté en complément d’effectif au Groupement mobile d’intervention n°2 (Gmin°2) à Douala, il est affecté plus tard comme commissaire de police de la sécurité publique à Bafang. Il part de Bafang pour la ville de Bafoussam avant de rebondir comme commandant du Gmi2 à Douala Ses états de service sont exemplaires. A Bafoussam,comme commissaire du commissariat centrale, son passage a permis de lutter contre la grande criminalité de démanteler des gangs de malfrats au quartier Haoussa, traquer des médicaments trafiqués, lutter contre les présumés auteurs des crimes rituels à Bafoussam. Aldjim Gérard a bâti son autorité à la tête de ce commissariat en déployant un dispositif spécial pour limiter les arnaques des hommes en tenue lors des contrôles en milieu urbain à Bafoussam. Aussi, il s’est évertué à limiter les abus au poste de police, notamment lors des gardes à vue. A Douala, il a reproduit presque la même chose. Il a été sollicité pour lutte contre la grande criminalité dans l’extrême Nord où sévit Boko Haram, au Sud-ouest. Bref, c’était un homme de terrain.

Son décès est une grande perte pour le corps de la sécurité nationale. Car, en plus d’être un homme dévoué pour son travail et d’un état de service exemplaire, le commissaire principale Aldjim Gérard, était pareillement doué d’une qualité humaine exceptionnelle, très rare dans le corps des forces de l’ordre. Il était toujours disponible, nous apprend-on.

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