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Insécurité : Peur sur la ville de Bamenda

Après avoir terrorisé la région du Sud-ouest ces dernières semaines, les activistes de l'Etat virtuel de l'Ambazonie veulent étendre leur vandalisme dans le Nord-ouest qui avait commencé à retrouver une relative paix.

 

La tension est à son comble dans les villes et villages de la région du Nord-Ouest Cameroun. Depuis plusieurs jours et cela toutes les nuits, des échanges de coups de feu opposent les forces de sécurité camerounaises et des inconnus armés. Un policier et un gendarme ont été blessés il y a trois jours au poste de contrôle mixte à Bafut à l'entrée de Bamenda. C'est également à ce poste de contrôle que le premier gendarme avait été tué début novembre 2016 dans la ville de Bamenda. Dans la ville de Batibo, un soldat à aussi été blessé par des inconnus. Au cœur de la ville de Bamenda, les quartiers comme Ntarikong, Travellers, Hospital Round About, Nkwen, Foncha Street etc., ont subi ces jours, des échanges de coups de feu. Ce mardi dans la nuit, plusieurs stations service ont été attaquées. Selon ces inconnus «ces stations d'essences ne respectent pas les villes mortes». Des tracts anonymes ont également été envoyés à certains conducteurs de Taxis et Moto pour avertissement. Sur ces bouts de papier, les auteurs menacent de «s'attaquer à leur domiciles et familles s'ils continuent de travailler les jours de villes mortes».

 

Sécurité renforcée

 

Des renforts sécuritaires ont été déployés notamment dans les quartiers et les rues de la ville de Bamenda pour appuyer les troupes déjà sur place, afin de prévenir tout débordement menant à une escalade des actes de violence et de vandalisme dans la région. On a pu en avoir un aperçu mardi dernier, lorsque les forces de gendarmerie en tenue de combats ont interpellé des centaines de motos. Avec les menaces qui se font de plus en plus ressentir, la peur s'est de nouveau installée à Bamenda. Et les autorités camerounaises ne prennent pas cette menace de troubles à la légère. D’où les mesures sécuritaires prises. Selon certains témoignages, à Bamenda comme à Kumbo, les forces de sécurité procèdent, depuis ce lundi, à des fouilles de domiciles. Mieux, elles procèdent même à des interpellations et rafles des individus qui circulent dans les villes sans pièces d’identité. Globalement, il s’agit d’une opération de bouclage et de ratissage des zones à risques, impliquant à la fois la Police et l’armée. Une situation sécuritaire qui pousse certains habitants de ces villes à fuir les troubles pour trouver refuge dans les autres régions, plus calmes, plus sûres. On redoute qu'à l'allure des choses, la tension sécuritaire aille crescendo avec la peur de voir le Nord-ouest sombrer dans la violence comme dans le Sud-ouest.

 

 

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